jeudi 12 novembre 2009

Entre le désir, Fanfan et Jardin

J'ai terminé Fanfan d'Alexandre Jardin ce matin. Décidément, durant mon secondaire, j'ai passé droit de tous les classiques destinés à faire damner les adolescents. Dits classique que je prend plaisir à découvrir avec quelques années de retard. Et c'est probablement tan mieux. Lire Fanfan aujourd'hui est bien plus concret de réel qu'il aurait pu l'être quand j'avais 16 ans. Vivre une histoire passionnelle dans la non-action de l'amour, j'ai une petite idée du procédé, merci de l'évoquer.
Donc, A. Jardin reste... nébuleux, non. Controversé dans mon esprit. Une relation amour-haine qui m'a poussé à le dévorer pour en finir au plus vite. Mais qu'est ce que ce personnage vide qu'est Alexandre? Comment une confrontation de sa famille peut devenir une si intense crise d'adolescence. Tient, c'est peut-être pour ça qu'il est à l'étude à l'école secondaire. Et à l'opposée, Fanfan qui semble pourtant si pleine et qui va tourner des films sur le front en Irak, mais qui fait la marionnette dans les mains d'Alexandre. Pourquoi est-ce que l'homme détient forcément la mise. Même au pied du mur, c'est Fanfan qui le supplie. Critique féministe peut-être inapproprié, mais tout de même. Si Fanfan aurait été féministe pour 2 sous, elle serait parti, ou elle te l'aurait piner ton Alexandre, Jardin! Mais surtout, pourquoi je reste perplexe, c'est comment la convoitise du corps de Fanfan peut aboutir à cette petite phrase timide. Je cite:
"Nous fîmes l'amour à la belle étoile en passant outre à la pudeur, dans la confiance retrouvée et la tendresse, avec abandon et retenue."
Quoi?? Jardin, reformule merde! Tu vis dans quelle réalité? Tu jouis sur une nana pendant 230 pages, et quand tu cède enfin, c'est ce qui se passe? Un amour "tendre" entre deux dunes de sable? Tout le long du récit du frémis de désir, tu imploses de ne pas la toucher, tu tremble à l'idée de t'en approcher, et tu la prends finalement dans ces mots là? ... Ok. Bien tan mieux pour toi. Si ça avait été mon histoire, j'aurais mieux aimé une apogée un peu plus... spontanée et explosive disons.
Mais outre tout ça, ce n'est pas un coup de geule que je porte à l'auteur, ni au roman. Pour tout pleins de raisons. Et pour sa thématique qui porte à réflexion. Est ce que je crois en la passion éternelle? Faut-il privilégier l'amour à la passion, ou la passion à l'amour? La passion va t-elle de paire avec l'amour? Doit-elle être inassouvie pour rester intacte? et bon, nombre d'autres déclinaisons de la questions amour-passion...
Et sur ce joli procédé de déni **ou de détournement, c'est selon**, j'ai une journée assez chargée à entamer. J'y reviendrai.

mardi 10 novembre 2009

Cinéma cinéma

Ce matin, avant de me lancer dans une étude qui n'aura pour fin qu'un nombre de réunions et de rencontres phénoménales de cet après-midi, me voilà en cours de Procrastination 101. Et puisque j'ai puisé cet outil sur ce chouette blog, me voici donc en train de le remplir à ma façon et de perdre un peu de temps de vie. Donc:

- Quel film avez-vous vu le plus souvent ?
Est-ce une honte que de dire que j'ai arrêter de compter Cruel Intentions à 27 fois. Et que j'en savais chaque réplique. J'avais 15 ans, belle époque.
- Quel film voudriez-vous vivre ?
Fantasment parlant, Romeo et Juliet de Baz Luhrman. Histoire intense qui finit brusquement et tragiquement à son apogée. **Maso-quétaine, je sais**
- Dans quels films ou personnages vous retrouvez-vous?
À moindre échelle, dans la complexité insécure du cerveau de Woody Allen.

- Quelle est pour vous la plus belle performance d'un acteur ?
Le mec dans Twilight! **Pour être claire, juste au cas où: IIIIIIROOOONIIEEE**
- Et d'une actrice ?
Dans le genre troublé, complètement folle, crédible et non-caricaturé, Penelope Cruz dans le dernier Woody Allen. Fantastique. **Aujourd'hui, thématique W.Allen**

- Quel est le plus beau film que vous ayez vu ?
Le fabuleux destin d'Amélie Poulin.

- La scène qui vous emmène ailleurs à chaque vision ?
Quand on montre les panoramas du Moyen Orient, de la Turquie, d'Israel ou de ces joyeuseux endroits un peu trash où j'ai envie de mettre les pieds.
- Le film le plus triste que vous ayez vu ?
Incontestablement Dancer in the Dark.

- Et le plus drôle ?
Diner de con, dans le genre, c'est pas mal!

- Le plus choquant ?
Orange Mécanique de Kubrick. Excellent, mais déstabilisant.

- Le plus con ?
Un baiser s'il vous plait d'Émanuel Mouret. Qu'est ce que je n'ai pas compris tout de suite qu'il s'agissait d'une satire!

- Le plus nul ?
Quand un film est vraiment nul, il ne dépassent pas l'heure dans mon lecteur dvd. Et il y en a, mais je ne retient habituellement pas les titres.

- Le plus fou ?
Caractéristique associé généralement aux oeuvre des Quintin Tarrantino, parce que je ne sais pas comment les caractériser autrement. Kill Bill.

- Le film avec le plus de suspense ?
The Ring.

- La meilleure comédie musicale ?
Mon coeur débat entre Chicago et Cabaret. Pas qu'on soit dans des domaines totalement différents, mais...
- Le meilleur western ?
Gangs of New York de Scorsese. Bon, ça ne se passe pas au Far West, mais par définition, c'est un Western.

- Le meilleur film d'horreur ?
Les sorcières. Bon, c'est pas un film d'horreur. Mais il m'a empêcher de dormir pendant deux semaines quand j'avais 8 ans, alors c'est un film d'horreur. Des sorcières qui se transforment en souris et qui bouffent les petits enfants... hoooo!!

- La scène la plus hallucinante ?
L'entièreté de 99 F.

- La scène la plus romantique ?
Ici, je cherche, et je bloque...

- La meilleure course poursuite ?
Bonnie and Clyde. Avec la voiture, la robe, les chapeaux, les clopes et surtout, la musique de poursuite.

- De quel film faites-vous souvent la promo ?
Ces temps ci, Woody Allen en random.
- Votre réplique préférée ?
Tout ce que j'ai dans la tête c'est: "Nous sommes des nanas top canons et nous allons vous donner du plaisir sexuel si vous nous rendez le destrupteur dimensionnel." Pathétique.

- Quelle est votre bande originale préférée ?
Im not There. Reprises des classiques de Bob Dylan.
- Votre plus grand déception ?
...
- La meilleure surprise ?
Le réalisateur allemand Fatih Akim, découvert par hasard avec The Edge of Heaven.

- Votre plus lointain souvenir de film ?
L'aventure des Ewoks enregistré sur cassette. Ou Simons les nuages.
- Quel film rêvez-vous de voir ?
Hummm... question trop vaste.

- Le plus beau titre ?
C'est joli The Edge of Heaven.

- Quel est pour vous le film parfait ?
Bon réalisateur, excellent directeur photo, belles couleurs; chouettes acteurs, contenu intéressant, personnages méchants un peu troublés par la vie, chapeaux et clopes, cave de Jazz enfumée... j'en passe.

mercredi 4 novembre 2009

Sie liebe fuckin' dich

À cinq ans, ma mère m'a inscrite au terrain de Jeux. Wow, quatre jours semaines à courir avec des amis dans une cours de récréation ou à jouer dans le derrière du Centre Récréatif. Quoi demander de mieux à un enfant qui déjà, tend à montrer des signes de résistance au conformisme. Alors on m'a embarqué dans un bus, et on m'a mis un bout de bracelet au poignet. Je devais garder ce bout de tissus tout l'été. Signe d'appartenance. J'étais dans les jaunes.
Deux jours passent. Peut-être la semaine. Et j'en ai soudainement plein le cul **je devrais dire poignet** de cet horrible bout de tissus. Et je déteste cet affreux moniteur qui veux m'intégrer à un groupe dont je n'ai absolument rien à chier. Et ce qui est le pire, par dessus les lunchs cordés sur le bord du mur (temps où je sors sandwich au beurre de peanut, boites de jus de pomme et petits gâteaux de ma boîte à lunch en plastique jaune), les jeux d'animations de groupe et les games de ti-ball **hé oui, criss de t-ball! À 5 ans on peut quand-même essayer de frapper une balle en mouvement!**, il y a les putins de contines! Et là, j'appuie sur le putin de contines! Mais signe du destin, ma mère à compris mon appel à l'aide et je m'a retiré avant la fin de la saison. Soulagement. Et n'a jamais remis les pieds dans un camp de vacances.
Mais j'ai gardé une adversité particulière pour la quasi-majorité des activités qui demandent une cohésion de groupe. Groupe dont je me chie la vie. Spectacle de danse **car dans une autre vie, la petite dO à déjà fait de la danse**, monitorat d'anglais au secondaire, voyage organisé en Grèce, j'en passe. Oui, ça je suis rabajoie, oui ça fait de moi une antisociale, oui j'ai une petite tendance à mépriser le trop plein de joie chez les autres lorsque ce débordement euphorique est synonyme de contine de moniteur de camp de vacances **Même si j'adore certaines personnes qui eux, les aimes**. C'est dit.

Presque vingt ans plus tard, assise tout bonnement dans mon cours d'allemand **c'est à dire cet après midi**, j'assiste complètement abasourdie de la vision de mon groupe (de jeunes universitaires, on s'entend) chanter la version Deutsch de She loves you des Beatles avec un entrain tout à fait fantasmagorique. Et en prime, j'ai droit au moniteur qui arrête la musique, laissant en coeur la joyeuses troupe se faire aller les tripes de Sie liebe dich jä jä jä! Sie liebe dich jä jä jä..!
Est-ce que je peux, s'il vous plaie la vie, être exempté de ces salles moments!
Ma mère dirait: "Tolérance dO, tolérance". Sachons que j'y travailles.

lundi 26 octobre 2009

Énumération d'une journée type

Une bonne nuit de sommeil. Une heure de recherche. Une grosse dizaine de courriels.
Quatre heures de promenade. Un viaduc trop petit. Un amant à lunettes. Trois cafés. Une ride de bus. Deux bouquineries.
Et en bonus: une rencontre avec une petite madame et son chien Mademoiselle Quelque chose. Dame qui nous a accosté alors que je prenais l'église de pierre en photo. Qui nous a parlé de ses plafonds dorés à l'européenne. De l'orgue du dimanche et de la chanteuse Marie-Ange à qui elle à offert une rose blanche. Du curé qui interprète l'évangile et qui accepte tout le monde dans son église, même les homosexuels (!). Du fait qu'à 57 ans, elle est dans les plus jeunes à fréquenter l'endroit. De sa maladie qui l'a cloué au lit. De sa fille qui est loin là-bas en Gaspésie. De ses cheveux blancs et gris. De la Vie.

Journée type de Montréal quoi. Vivement la fausse impression des vacances.




jeudi 22 octobre 2009

Sharin Foo et couleurs d'automne

Je l'avoue, je néglige la photo. J'ai investi et maintenant, mon Canon trône sur le dessus de ma comode, me supliant de l'utiliser plus. Plus, plus, plus. Il aurait d'ailleurs aimé admirer Sharin Foo hier soir, mais ma paresse **et ma non-envie d'être dans une foule dense avec mon appareil** ne lui en a pas laissé la chance. Mais c'est une autre histoire de musique qui fait du bien à mon corps endolori par la mi-session. Ahh! Distorsion, stroboscope et plaisir!

Alors tout simplement parce que ce matin j'en ai envie, que le grand-angle va bien avec la photo urbaine, avec les vieilles voitures et avec les couleurs de l'automne. Et qui n'a absolument rien à voir avec Sharin Foo.




mercredi 21 octobre 2009

dO, dans dO et la Vie

Je me suis toujours demandé où résidait la pertinence de faire une telle page. Conséquemment, je n'ai jamais fait de page de présentation d'aucune sorte, aucun mot de bienvenue. Ni ici, ni ailleurs. Parce qu'avant d'avoir dO et la Vie sur Blogger depuis mars 2009 (créé dans un élan de procrastination légendaire), j'ai eu entre 2005 et 2007 feu l'équivalent sur Window Live dont j'ai retrouvé les vestige sauvegardé en format txt quelque part. J'ai toujours pris pour acquis que les personnes qui atterrissent sur dO et la Vie le font parce qu'il me connaissent; qu'ils viennent écornifler d'un oeil en restant la plupart du temps anonyme. Ce qui me plaît en fin de compte.
Alors pourquoi faire un mot de présentation maintenant? Parce que premièrement, je me rends compte que de plus en plus de personnes passent par ici. Et quand moi je passe ailleurs, j'aime bien avoir une petite section qui me pointe directement à qui j'ai affaire. Et j'adopte directement, ou pas.
Et aussi parce que je tombe dans une phase de redéfinition. Pourquoi est-ce que je m'affiche sur dO et la Vie? Qu'est-ce que je gagne à écrire un blog? Et j'ai pensé à changer mon intitulé: trop intiment lié à ma personne. Je n'aime pas avoir de liens en tapant mon nom sur Google **Oui bon, Google ne me connaît pas officiellement, mais faudrait pas charrier non plus**. Mais en en parlant, je me suis fait répondre que ça faisait parti de moi. En effet, j'ai un rapport un peu particulier avec la Vie façon générale. Perpétuellement, je lui parle, je la boude, je l'aime, je la contemple de loin, je la remet en question. Donc dO et la Vie, pour l'instant du moins, c'est parfait. De foutes façons, je n'ai jamais trouvé autre choses pouvant décrire aussi simplement/bien ma conception de cet espace.
Et qu'est-ce que mon blog? Quelque part entre le journal de fiction, les pseudo-commentaires artistiques injectés de subjectivité, la démonstration de mes questionnements photographique, dO et la Vie n'aime pas les étiquettes pré-conçues et erre sans affectations particulières. Faut-il vraiment lui attitré le terme: art, ou photo, ou blog personnel? Stupides préconceptions restreignantes.
Autrement, je déteste m'adresser à quelqu'un lorsque j'écris. Ca rend l'écriture lourde et donne l'impression d'écrire pour quelqu'un, alors que je suis totalement égocentrique dans la conception d'un blog. Plaisir coupable. Mais j'aime qu'on me lise ici et ça explique pourquoi j'ai fait le saut sur la plate-forme publique de Blogger.

En fin de compte, ceci n'a absolument rien d'un mot de présentation. Mais ça résume bien l'idée.
Au cas où il faudrait plus amples renseignements sur ma personnes (comme le titre du post le suggère), je déteste me définir, donc [...]. Mais je suis sans-cesse tiraillé par les opposés; je me meurt de la mer et du vent, mais aies du mal à me débarrasser de la ville; je fait de l'art une **presque** professions dans plusieurs formes; je ne me sens jamais aussi vivante que lorsque je suis déstabilisé, le voyage étant la déstabilisation par excellence; je déteste les étiquettes; j'aspire à tout, sauf être une personne morne et ordinaire. Et je fait caca le matin, je bois mon café noir, préfère la bière blanche à la blonde, n'aime pas la radio commerciale, j'ai les yeux bleus, une petite tendance à manquer de tolérance et fait encore partie des quelques individus à ne pas être rejoignanbles sur cellulaire.

Et parenthèse pour le bien de la cause: j'aime recevoir des messages/commentaires/confrontations sur ce que j'écris/présente. Donc, n'hésitez pas à vous manifester, illustres lecteurs de dO et la Vie. On a toujours une opinion sur quelque choses

dimanche 18 octobre 2009

L'oeuvre du commissaire

Cet automne, je fais partie d'une équipe de commissaires. Dans le cadre d'un cours en art actuel, il faut monter une exposition en trois **minuscules** mois, temps record dans le domaine de la médiation. Et donc, assurer les tâches de choisir la thématique, les artistes **établis s'il vous plaît!**, les oeuvres, la médiation. Réfléchir, élaborer, écrire et réfléchir encore. En gros, c'est probablement l'expérience la plus pertinente de tout mon Bacc qui tend à s'incarner dans ce projet concret de commissariat.
Depuis que je fréquente le milieu de l'art actuel/contemporain, il y a une évidence qui aurait du me sauter au visage. Mais si évidente que je n'en avait jamais pris conscience: l'importance de l'artiste. C'est si évident qu'il est facile de passer totalement à côté, sans même se poser la question. Qu'est-ce qu'une exposition sinon la mise en valeur d'une oeuvre? Lorsque je m'inscrit à même la masse d'adeptes d'art, donc la presque totalité du temps, je choisis mes visites d'expositions en fonctions des artistes et des oeuvres. Quand-est ce que je me suis dit pour la dernière fois: "Ah tient, telle personne est commissaire à tel endroit, il faudrait y aller." Bon, c'est peut-être un mauvais exemple de me prendre moi-même, puisque en y réfléchissant un peu, ça m'est déjà arrivé de connaître de nom un commissaire et de me dire que ce serait une bonne idée de me rendre à l'exposition. Mais souvent, je n'ai absolument aucune idée de qui est le commissaire de l'exposition. Dans les musées, même les gardiens l'ignorent souvent: "... euu... le MAC" ou encore: "...le musée...". Merci pour ces belles réponses insignifiantes.
Et donc, peut-être parce que je vis à fond dans ce projet depuis les derniers jours, dans un élans insomniaque cette semaine, j'ai pris conscience de l'importance des choix relevant des artistes dans une exposition. Ce n'est pas [mon] travail de commissaires que les gens vont venir voir: ce sont les oeuvres, le travail d'un tel ou tel autre artiste. Le maître, c'est lui. Tout tourne autour du "génie" de l'artiste. Et je l'ai reçue en plein visage. Parce qu'en tant que **presque** professionnelle, je sais très bien qu'une exposition justement, c'est concrétisation de la relation souvent complexe entre le commissaire, l'artiste et le public. Autrement: la présentation de l'oeuvre résulte du choix de celle-ci en rapport à son contexte de présentation, de l'oeuvre elle-même et au final, de sa réception. La médiation se doit de mettre l'oeuvre en valeur de façon à ce qu'elle disparaisse. Qui est-ce qui remarque la médiation, sinon les adeptes et professionnels qui ont une réflexion critique? Qui sait me parler de la couleur des murs, de l'éclairage, de la disposition des oeuvres et de leurs rapports entres-elles?
Il est peut-être tard pour le réaliser, mais j'ai pris conscience du poids que représente la tâche des commissaires dans le domaine de l'art et dans la reconnaissance des artistes. Et je suis vraiment heureuse d'inscrire cette expérience à mon cheminement. Et cette réflexion aussi.

Notons un vernissage le 3 décembre. J'en ferai la pub en temps et lieux.

mercredi 14 octobre 2009

Comme tous les ans: le froid

J'aime l'automne. Pour les couleurs; pour la senteur des feuilles sur le béton; pour ressortir mes vestes et mes foulards dans lesquelles je me sens si bien; pour porter mes chouettes bottes qui-m'ont-récemment-ruiné-le-porte-feuille-mais-qui-sont-si-belles-et-en-plus-je-suis-bien-dedans-et-mes-converses-étaient-tout-pétés-donc-on-s'en-fout. Et j'aime qu'il fasse froid/frais plus que trop chaud. Entre la tuque et le bikini, les gougounes et les jolies bottes, le choix se fait facilement dans ma tête. La chaleur, la sueur à grosse goûte et les senteurs louches dans la foule: c'est pas mon rayon, merci.
Qu'il fasse froid à l'extérieur, je m'en réjouis. Mais à l'intérieur des 4 murs de mon appartement, c'est une autre question à débat. Et comme tous les ans, aux alentours du 15 octobre, habillé d'une tuque, de bas de laine, occasionnellement d'une couverte et d'un foulard, je me dis: "Montréal, c'est froid merde! Comment est-ce que je peux faire pour étudier/pondre des textes cohérents dans un pareil frette!" et surtout: "Moi qui voulais ne pas ouvrir le chauffage avant le mois de novembre **encore une belle illusion annuelle!**, va bien falloir que je le turn on avant que la terre de mes plantes se mette à geler."
Mais encore pour quelques jours, jusqu'à ce que j'attrape définitivement froid ou que mes joyeux colocs organisent une mutinerie, je vas **essayer de** affronter les automnes montréalais comme une personne forte et résistante. En plus, le fait que la température frôle la congélation à l'intérieur **ok... après vérification, le chauffage partirait aux alentours des 14 degrés, mais reste que.**, le froid légitimise momentanément le nombre de cafés que je peux boire en une journée. En ouvrant le rond de poêle pour faire bouillir la cafetière italienne, j'ouvre le four à 350. Et en même temps que je me sers le dit liquide merveilleux, je laisse entrer dans la cuisine la bouffée de chaleur émanant du four et qui fait disparaître l'humidité de la nuit/de la jounrée/l'humidité et le froid présent au moment où j'en ai besoins. Beau moment.
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