mercredi 18 novembre 2009

À l'automne, ma tête

C'est vrai, c'est à cause de la la photo de ma mère et de son dinosaure. Parce que dans mon album, la photo qui suit à été prise à Bethlehem, entre deux gardes armés de mitraillettes. C'est un peu aussi parce que j'ai hâte d'avoir des nouvelles d'une amie et de son gros ventre dans ces pays de sable. Et aussi, parce que ma tête se promène d'un continent à un autre, questionnant les destinations possibles pour l'automne prochain.
Alors pourquoi pas. Pourquoi ne pas me transformer en brunette et braver la frontière psychologique visant à garder les petites-blondes-aux-yeux-bleus-de-5'2'' de ce côté ci de la Méditerranée. J'en rêve ardemment depuis la Turquie de toutes façons. Pourquoi est ce que mon sexe me tiendrait de faire quelque chose qui serait socialement plus acceptable si j'étais un mec. Quelque chose qui, d'autant plus, me trotte entre les deux oreilles depuis que je contemple sur le mur de ma chambre d'enfant les diapositives d'un voyage de 1979.
C'est un coup de tête. Mais aussi un plan qui vie depuis plus longtemps. À l'automne, j'ai envie de partir découvrir l'Israël, un coin du Proche Orient, la mer Rouge, la mer Morte, le désert. Je rêve de saouler mon passeport d'un visa israélien. Demain, j'essaies de retrouver les bases de ce mode économique qui précède le voyage.


mardi 17 novembre 2009

Parenthèse en 35mm

Parenthèse sur le fait que j'ai récupéré mon joli Canon AE-1. Beauté d'appareil 35mm acheté neuf par ma mère en 1979, payé en francs suisses dans la jolie ville de Fribourg, qui fait un si sympathique bruit de miroir et qui est maintenant entre mes mains. Sexy dinosaure malheureusement sous-utilisé depuis plusieurs mois, en partie du fait que je suis tombée dans le numérique, en partie parce que je l'ai laissé entre les mains d'une amie qui en a tiré un usage magnifique.
Depuis quelques semaines, je suis trop occupée par la théorie artistique pour penser production photographique. J'ai quand-même résolue nourrir le plus beau des dinosaures de pellicule granuleuse et de l'exposer à de jolis modèles baignés de lumière. En noir et blanc s'il vous plaît.

dimanche 15 novembre 2009

Fouillis

C'est un peu le fouillis dans la vie. Ce matin et ailleurs. Trop d'éléments hétéroclites, fictifs, théoriques, résonnants et bien pesant qui se bousculent et s'entassent dans plusieurs coins. Et dose de bonheur, je suis heureuse d'avoir retrouvé cette petite bebelle qui donne de si chouettes images.

jeudi 12 novembre 2009

Entre le désir, Fanfan et Jardin

J'ai terminé Fanfan d'Alexandre Jardin ce matin. Décidément, durant mon secondaire, j'ai passé droit de tous les classiques destinés à faire damner les adolescents. Dits classique que je prend plaisir à découvrir avec quelques années de retard. Et c'est probablement tan mieux. Lire Fanfan aujourd'hui est bien plus concret de réel qu'il aurait pu l'être quand j'avais 16 ans. Vivre une histoire passionnelle dans la non-action de l'amour, j'ai une petite idée du procédé, merci de l'évoquer.
Donc, A. Jardin reste... nébuleux, non. Controversé dans mon esprit. Une relation amour-haine qui m'a poussé à le dévorer pour en finir au plus vite. Mais qu'est ce que ce personnage vide qu'est Alexandre? Comment une confrontation de sa famille peut devenir une si intense crise d'adolescence. Tient, c'est peut-être pour ça qu'il est à l'étude à l'école secondaire. Et à l'opposée, Fanfan qui semble pourtant si pleine et qui va tourner des films sur le front en Irak, mais qui fait la marionnette dans les mains d'Alexandre. Pourquoi est-ce que l'homme détient forcément la mise. Même au pied du mur, c'est Fanfan qui le supplie. Critique féministe peut-être inapproprié, mais tout de même. Si Fanfan avait été féministe pour 2 sous, elle serait parti, ou elle te l'aurait piner ton Alexandre, Jardin! Mais surtout, pourquoi je reste perplexe, c'est comment la convoitise du corps de Fanfan peut aboutir à cette petite phrase timide. Je cite:
"Nous fîmes l'amour à la belle étoile en passant outre à la pudeur, dans la confiance retrouvée et la tendresse, avec abandon et retenue."
Quoi?? Jardin, reformule merde! Tu vis dans quelle réalité? Tu jouis sur une nana pendant 230 pages, et quand tu cède enfin, c'est ce qui se passe? Un amour "tendre" entre deux dunes de sable? Tout le long du récit du frémis de désir, tu imploses de ne pas la toucher, tu tremble à l'idée de t'en approcher, et tu la prends finalement dans ces mots là? ... Ok. Bien tan mieux pour toi. Si ça avait été mon histoire, j'aurais mieux aimé une apogée un peu plus... spontanée et explosive disons.
Mais outre tout ça, ce n'est pas un coup de geule que je porte à l'auteur, ni au roman. Pour tout pleins de raisons. Et pour sa thématique qui porte à réflexion. Est ce que je crois en la passion éternelle? Faut-il privilégier l'amour à la passion, ou la passion à l'amour? La passion va t-elle de paire avec l'amour? Doit-elle être inassouvie pour rester intacte? et bon, nombre d'autres déclinaisons de la questions amour-passion...
Et sur ce joli procédé de déni **ou de détournement, c'est selon**, j'ai une journée assez chargée à entamer. J'y reviendrai.

mardi 10 novembre 2009

Cinéma cinéma

Ce matin, avant de me lancer dans une étude qui n'aura pour fin qu'un nombre de réunions et de rencontres phénoménales de cet après-midi, me voilà en cours de Procrastination 101. Et puisque j'ai puisé cet outil sur ce chouette blog, me voici donc en train de le remplir à ma façon et de perdre un peu de temps de vie. Donc:

- Quel film avez-vous vu le plus souvent ?
Est-ce une honte que de dire que j'ai arrêter de compter Cruel Intentions à 27 fois. Et que j'en savais chaque réplique. J'avais 15 ans, belle époque.
- Quel film voudriez-vous vivre ?
Fantasment parlant, Romeo et Juliet de Baz Luhrman. Histoire intense qui finit brusquement et tragiquement à son apogée. **Maso-quétaine, je sais**
- Dans quels films ou personnages vous retrouvez-vous?
À moindre échelle, dans la complexité insécure du cerveau de Woody Allen.

- Quelle est pour vous la plus belle performance d'un acteur ?
Le mec dans Twilight! **Pour être claire, juste au cas où: IIIIIIROOOONIIEEE**
- Et d'une actrice ?
Dans le genre troublé, complètement folle, crédible et non-caricaturé, Penelope Cruz dans le dernier Woody Allen. Fantastique. **Aujourd'hui, thématique W.Allen**

- Quel est le plus beau film que vous ayez vu ?
Le fabuleux destin d'Amélie Poulin.

- La scène qui vous emmène ailleurs à chaque vision ?
Quand on montre les panoramas du Moyen Orient, de la Turquie, d'Israel ou de ces joyeuseux endroits un peu trash où j'ai envie de mettre les pieds.
- Le film le plus triste que vous ayez vu ?
Incontestablement Dancer in the Dark.

- Et le plus drôle ?
Diner de con, dans le genre, c'est pas mal!

- Le plus choquant ?
Orange Mécanique de Kubrick. Excellent, mais déstabilisant.

- Le plus con ?
Un baiser s'il vous plait d'Émanuel Mouret. Qu'est ce que je n'ai pas compris tout de suite qu'il s'agissait d'une satire!

- Le plus nul ?
Quand un film est vraiment nul, il ne dépassent pas l'heure dans mon lecteur dvd. Et il y en a, mais je ne retient habituellement pas les titres.

- Le plus fou ?
Caractéristique associé généralement aux oeuvre des Quintin Tarrantino, parce que je ne sais pas comment les caractériser autrement. Kill Bill.

- Le film avec le plus de suspense ?
The Ring.

- La meilleure comédie musicale ?
Mon coeur débat entre Chicago et Cabaret. Pas qu'on soit dans des domaines totalement différents, mais...
- Le meilleur western ?
Gangs of New York de Scorsese. Bon, ça ne se passe pas au Far West, mais par définition, c'est un Western.

- Le meilleur film d'horreur ?
Les sorcières. Bon, c'est pas un film d'horreur. Mais il m'a empêcher de dormir pendant deux semaines quand j'avais 8 ans, alors c'est un film d'horreur. Des sorcières qui se transforment en souris et qui bouffent les petits enfants... hoooo!!

- La scène la plus hallucinante ?
L'entièreté de 99 F.

- La scène la plus romantique ?
Ici, je cherche, et je bloque...

- La meilleure course poursuite ?
Bonnie and Clyde. Avec la voiture, la robe, les chapeaux, les clopes et surtout, la musique de poursuite.

- De quel film faites-vous souvent la promo ?
Ces temps ci, Woody Allen en random.
- Votre réplique préférée ?
Tout ce que j'ai dans la tête c'est: "Nous sommes des nanas top canons et nous allons vous donner du plaisir sexuel si vous nous rendez le destrupteur dimensionnel." Pathétique.

- Quelle est votre bande originale préférée ?
Im not There. Reprises des classiques de Bob Dylan.
- Votre plus grand déception ?
...
- La meilleure surprise ?
Le réalisateur allemand Fatih Akim, découvert par hasard avec The Edge of Heaven.

- Votre plus lointain souvenir de film ?
L'aventure des Ewoks enregistré sur cassette. Ou Simons les nuages.
- Quel film rêvez-vous de voir ?
Hummm... question trop vaste.

- Le plus beau titre ?
C'est joli The Edge of Heaven.

- Quel est pour vous le film parfait ?
Bon réalisateur, excellent directeur photo, belles couleurs; chouettes acteurs, contenu intéressant, personnages méchants un peu troublés par la vie, chapeaux et clopes, cave de Jazz enfumée... j'en passe.

mercredi 4 novembre 2009

Sie liebe fuckin' dich

À cinq ans, ma mère m'a inscrite au terrain de Jeux. Wow, quatre jours semaines à courir avec des amis dans une cours de récréation ou à jouer dans le derrière du Centre Récréatif. Quoi demander de mieux à un enfant qui déjà, tend à montrer des signes de résistance au conformisme. Alors on m'a embarqué dans un bus, et on m'a mis un bout de bracelet au poignet. Je devais garder ce bout de tissus tout l'été. Signe d'appartenance. J'étais dans les jaunes.
Deux jours passent. Peut-être la semaine. Et j'en ai soudainement plein le cul **je devrais dire poignet** de cet horrible bout de tissus. Et je déteste cet affreux moniteur qui veux m'intégrer à un groupe dont je n'ai absolument rien à chier. Et ce qui est le pire, par dessus les lunchs cordés sur le bord du mur (temps où je sors sandwich au beurre de peanut, boites de jus de pomme et petits gâteaux de ma boîte à lunch en plastique jaune), les jeux d'animations de groupe et les games de ti-ball **hé oui, criss de t-ball! À 5 ans on peut quand-même essayer de frapper une balle en mouvement!**, il y a les putins de contines! Et là, j'appuie sur le putin de contines! Mais signe du destin, ma mère à compris mon appel à l'aide et je m'a retiré avant la fin de la saison. Soulagement. Et n'a jamais remis les pieds dans un camp de vacances.
Mais j'ai gardé une adversité particulière pour la quasi-majorité des activités qui demandent une cohésion de groupe. Groupe dont je me chie la vie. Spectacle de danse **car dans une autre vie, la petite dO à déjà fait de la danse**, monitorat d'anglais au secondaire, voyage organisé en Grèce, j'en passe. Oui, ça je suis rabajoie, oui ça fait de moi une antisociale, oui j'ai une petite tendance à mépriser le trop plein de joie chez les autres lorsque ce débordement euphorique est synonyme de contine de moniteur de camp de vacances **Même si j'adore certaines personnes qui eux, les aimes**. C'est dit.

Presque vingt ans plus tard, assise tout bonnement dans mon cours d'allemand **c'est à dire cet après midi**, j'assiste complètement abasourdie de la vision de mon groupe (de jeunes universitaires, on s'entend) chanter la version Deutsch de She loves you des Beatles avec un entrain tout à fait fantasmagorique. Et en prime, j'ai droit au moniteur qui arrête la musique, laissant en coeur la joyeuses troupe se faire aller les tripes de Sie liebe dich jä jä jä! Sie liebe dich jä jä jä..!
Est-ce que je peux, s'il vous plaie la vie, être exempté de ces salles moments!
Ma mère dirait: "Tolérance dO, tolérance". Sachons que j'y travailles.

lundi 26 octobre 2009

Énumération d'une journée type

Une bonne nuit de sommeil. Une heure de recherche. Une grosse dizaine de courriels.
Quatre heures de promenade. Un viaduc trop petit. Un amant à lunettes. Trois cafés. Une ride de bus. Deux bouquineries.
Et en bonus: une rencontre avec une petite madame et son chien Mademoiselle Quelque chose. Dame qui nous a accosté alors que je prenais l'église de pierre en photo. Qui nous a parlé de ses plafonds dorés à l'européenne. De l'orgue du dimanche et de la chanteuse Marie-Ange à qui elle à offert une rose blanche. Du curé qui interprète l'évangile et qui accepte tout le monde dans son église, même les homosexuels (!). Du fait qu'à 57 ans, elle est dans les plus jeunes à fréquenter l'endroit. De sa maladie qui l'a cloué au lit. De sa fille qui est loin là-bas en Gaspésie. De ses cheveux blancs et gris. De la Vie.

Journée type de Montréal quoi. Vivement la fausse impression des vacances.




jeudi 22 octobre 2009

Sharin Foo et couleurs d'automne

Je l'avoue, je néglige la photo. J'ai investi et maintenant, mon Canon trône sur le dessus de ma comode, me supliant de l'utiliser plus. Plus, plus, plus. Il aurait d'ailleurs aimé admirer Sharin Foo hier soir, mais ma paresse **et ma non-envie d'être dans une foule dense avec mon appareil** ne lui en a pas laissé la chance. Mais c'est une autre histoire de musique qui fait du bien à mon corps endolori par la mi-session. Ahh! Distorsion, stroboscope et plaisir!

Alors tout simplement parce que ce matin j'en ai envie, que le grand-angle va bien avec la photo urbaine, avec les vieilles voitures et avec les couleurs de l'automne. Et qui n'a absolument rien à voir avec Sharin Foo.




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